Les Ruines, de Carter Smith (Etats-Unis, 2008)
Note :
Si l’intrigue de « The ruins » repose sur un postulat assez classique en matière de film d’horreur, le long métrage n’en demeure pas moins une bande horrifique cool et efficace, avec un
sympathique petit air de série B bien fendarde…
Tout commence donc sans surprise, avec un groupe de jeunes touristes américains cherchant l’aventure dans un pays exotique (enfin, le Mexique, faut pas aller trop loin non plus…) : pour terminer
leurs vacances en beauté, ils quittent la piscine de leur hôtel et s’en vont explorer des ruines « secrètes » qui ne sont sur aucune carte… enfin, sauf celle qu’un autre touriste leur a
griffonnée en vitesse pour les guider ! Les voilà donc loin de la civilisation, sans réseau sur leurs portables (sinon ça serait trop facile), prêts à tous se faire buter les uns après les
autres… Ils se retrouvent bien vite isolés dans les fameuses ruines et cernés par une bande d’autochtones armés qui les empêchent d’en sortir… et pour cause : en pénétrant les lieux, ils ont été
contaminés par une étrange plante rampante et carnivore, qui se mettra même bientôt à pousser sur leur corps ! Top délire…
Tout est bien sûr très schématique dans la psychologie des personnages et leurs actions / réactions devant la menace : mais une telle caricature rend justement la chose ensorcelante, un peu comme
cette plante capable de mettre ses ennemis sous son charme, en imitant par exemple la sonnerie d’un téléphone ou la voix des personnages… on nagerait presque en pleine poésie ! On suit alors le
film mi-incrédule, mi-amusé, et on finit même par bien prendre son pied lorsque l’horreur surgit ici et là, même si l’on ne sait parfois plus s’il faut en rire ou crier ! Les effets gores sont
plutôt sympas, l’animation de la superplante (façon « monstroplante » dans « Jayce et les conquérants de la lumière ») se révèle convaincante et la structure du récit s’équilibre très bien à
travers ses divers rebondissements… Les charmes de la série B s’y ajoutent avec bonheur, par le biais des agissements des personnages et notamment par cette séquence incroyable, où pour sauver un
de leurs amis dont les membres inférieurs servent de terreau pour les plantes, la bande décide de l’amputer joyeusement des deux jambes… Pour cela, rien de plus facile : il te suffit de briser
l’os avec une grosse pierre, de découper la jambe avec un opinel bien affûté et de cautériser le tout avec une poêle bien chaude et bien dégueu ! « Fendard », puisqu’on vous le dit…
à éviter
bof bof !
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