(Etats-Unis,
2012)
Dans le genre « variations sur un même thème », l’histoire de « Blanche-Neige » aura eu son compte (conte ?) au cinéma cette année ! Après le pas terrible et esthético-kitscho-chiant long métrage
de Tarsem (Singh ?) sorti il y a deux mois seulement, cette nouvelle version signée Rupert Sanders (clipeur dont c’est le tout premier long) fait preuve de la même volonté de complètement
renouveler le conte initial des frères Grimm, en usant de multiples tours pour transformer en partie l’histoire originale tout en y incluant les indices et références incontournables, mais pas
forcément dans le contexte attendu, comme la pomme empoisonnée (offerte par une reine transformée en… prince !), le miroir magique (une bien curieuse représentation…), le prince charmant (ici
dédoublé : putain, quelle chance elle a la pucelle !), les nains, etc.
Plastiquement, on peut dire que cette « Blanche-Neige et le chasseur » est une belle réussite, mélangeant agréablement et finalement plutôt audacieusement des univers a priori inconciliables,
comme le fantastique à forte tendance « heroïc fantasy », le film d’aventures médiéval à la « Robin des bois » et la fable kitscho-new-age à tendance animalière (oh, les blaireaux et les
écureuils qui se prennent tous par la main pour faire une ronde dans la clairière !) Pour selon, la mièvrerie homéopathique du film demeure très joliment représentée et aussitôt contrebalancée
par la noirceur d’ensemble d’une mise en scène qui rappelle plus des univers à la Ridley Scott (et à ses scènes de batailles orchestrales) qu’à la Walt Disney ! D’ailleurs, c’est une belle
gageure du film que d’avoir transformé ainsi l’héroïne - que l’on imagine traditionnellement en princesse attendant benoîtement son prince charmant en faisant la lessive des sept nains – en
véritable battante, voire en guerrière en armure à la Jeanne D’Arc, prête à bouter sa vilaine marâtre hors du trône !
Rien à redire côté casting (Kristen Stewart fait sa moue habituelle mais on l’aime bien quand même, Charlize Theron est plutôt classe en méchante reine et on a toujours très envie d’épouser Chris
Hemsworth, voire même le petit Sam Claflin, son concurrent direct !), mais autant dire que le plan-planisme et la légèreté du scénario, allié à un manque d’originalité général, risque de
condamner « Blanche-Neige et le chasseur » à un joli petit film sympa qu’on a pris plaisir à voir mais qui ne fera pas long feu dans les mémoires de cinéphiles… On reste en outre assez pantois
devant une fin à la mords-moi-le-gland, qui certes réhabilite la belle princesse mais ne résout en rien un dilemme amoureux à peine esquissé… Faut-il encore redouter une suite pour évoquer ce
petit triolisme par trop conventionnel ?
Dom, lui, n'a pas aimé cette version de "Blanche-Neige", à laquelle il reproche de manquer d'âme !
à éviter
bof bof !
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pas mal...
bien
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très bien
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brillant
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chef d'oeuvre !
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